Logement

OPGI : Le casse-tête des créances impayées

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OPGI d’oran et les loyers impayés

Même si les offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI) préfèrent régler, à l’amiable, les arriérés de loyers des locataires, notamment via un paiement par tranches, les créances impayées sont très importantes. Les services de l’Office de promotion et de gestion immobilière d’Oran (OPGI), peinent à recouvrir leurs loyers. Ils sont ainsi quelque 4.000 locataires, qui avaient bénéficié de logements sociaux de 1997 à 2004, dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire, qui refusent toujours de s’acquitter de leurs loyers, causant un grave préjudice à l’OPGI.

Pour parer à cette situation, l’OPGI vient d’adresser des mises en demeure aux mauvais payeurs. L’OPGI a récemment mis en place un plan d’action visant à récupérer ses créances cumulées auprès de ces 4.000 mauvais payeurs à travers le territoire de la wilaya. En cas de refus, les dossiers de ces mauvais payeurs vont être transmis à la justice. Malgré les facilitations accordées par l’OPGI à ses clients pour régler leurs factures impayées de loyers, l’Office de promotion et de gestion immobilière d’Oran enregistre des créances et ce sont des milliers de locataires qui font la sourde oreille, ce qui cause d’énormes préjudices à cet organisme.

Ces derniers auront droit à des échéanciers pour le règlement de leurs dettes sur la base d’engagement. Des paiements à tempérament sont prévus en tenant compte de l’évolution de chaque cas. En effet, le taux de recouvrement des loyers auprès des locataires de logements gérés par les OPGI ne dépasse pas les 35%, a indiqué auparavant un responsable au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme.

L’OPGI accorde toutes les facilités aux locataires pour les inciter à payer les arriérés de loyers selon un calendrier et par tranches. Après l’instauration de ces mesures, l’OPGI d’Oran a pu récupérer une grande partie de ses créances, entre 2009 et 2011. Les créances qui avaient atteint le pic de 110 milliards de cts, ont reculé à 50 milliards de centimes. Le traitement des dossiers des locataires mauvais payeurs se fait selon un classement établi au préalable par l’office. Il y a d’abord la catégorie des locataires qui accumulent un retard de trois mois de créances impayées, d’autres entre trois et six mois et enfin ceux dont les dettes dépassent les six mois.

Pour la première catégorie, des lettres de rappel ont été adressées à tous les locataires, les sommant de se rapprocher des différentes agences pour s’acquitter de leurs redevances. Pour la seconde catégorie, l’OPGI a mis sur pied des équipes de recouvrement dont la mission consiste à empêcher les locataires concernés de dépasser les six mois.

Pour la dernière catégorie, une dernière mise en demeure leur a été adressée, avant l’intervention de l’huissier de justice et l’entame des procédures d’expulsion. De nombreuses décisions de justice sont prises, mais leur exécution sur le terrain est très difficile, voire impossible.

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