Immobilier

USA : Quand les hôtels remplacent les maisons

Il est connu que certaines personnes fortunées séjournent à l’hôtel pendant une année entière. Une somme astronomique de leurs revenus disponibles est probablement dépensée par choix plutôt que par nécessité. Les hôtels de long séjour, conçus pour le confort et non pour le luxe, sont bien mieux adaptés aux besoins de vie à long terme. Pourtant, pour les familles du comté de DeKalb, en Géorgie, la réalité est que ce  type d’hébergement est devenu une solution de dernier recours plutôt qu’un mode de vie privilégié.

Un rapport de l’Université d’État de Géorgie révèle que plus de 4 600 personnes résident actuellement dans des hôtels de long séjour dans le comté de DeKalb. Alors que le loyer mensuel moyen d’une maison au comté s’élève à 1 789 dollars, les personnes interrogées paient en réalité davantage pour ce type d’hébergement : environ 1 852 dollars par mois en moyenne. Ce constat met en lumière une faille structurelle du système de logement : des familles capables de payer un loyer mensuel se voient refuser un logement permanent en raison de critères de sélection trop rigides et de frais initiaux élevés.

Interrogés sur les obstacles à l’accès à un logement permanent, 61 % des répondants ont indiqué ne pas satisfaire aux critères de revenus, 48 ​​% ont déclaré ne pas pouvoir verser d’acompte, 36 % ont évoqué une faible cote de crédit et 33 % ont mentionné des expulsions antérieures. Les répondants pouvaient sélectionner plusieurs options à cette question. 

Plus inquiétant encore, près de 33 % des résidents ont signalé la présence de moisissures et près de la moitié (49 %) celle d’insectes ou de rats. On estime également qu’environ 1 635 enfants vivent dans des hôtels de long séjour dans le comté de DeKalb, et pourtant, près de 75 % d’entre eux ne bénéficient d’aucune mesure d’aide au titre de la loi McKinney-Vento, qui garantit aux enfants sans domicile fixe le droit à une aide au transport et à une inscription scolaire immédiate.

Certains opérateurs se trouveront à la croisée des chemins entre l’hôtellerie, le logement et les politiques sociales, souvent sans les cadres et les garanties nécessaires pour répondre aux besoins de vie à long terme.

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